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FRANCE 5

C DANS L’AIR

REGLEMENT DE COMPTES AU PANAMA

8 avril 2016

Caroline Roux (photo)

Depuis dimanche et le début de la publication, par plus d’une centaine de journaux à travers le monde, de documents levant le voile sur un vaste système d’évasion fiscale, le scandale des « Panama papers » agite l’univers de la finance, de la politique, de l’art, du sport… et l’onde de choc est planétaire.  De la démission du Premier ministre islandais à la décision de Bercy de réinscrire le Panama sur la liste noire de la France, les rebondissements se multiplient et n’épargnent aucun pays.

Outre-Manche, le Premier ministre britannique est pris dans la tourmente. Après trois jours de semi-déni, David Cameron a admis jeudi avoir détenu des parts dans un fonds offshore immatriculé aux Bahamas. L’homme politique a aussi affirmé être désormais irréprochable. Mais cela passe mal auprès des Britanniques, et plusieurs médias demandent sa démission. En Islande, si les « Panama Papers » ont conduit à la démission du Premier ministre, à une nouvelle nomination puis à l’annonce d’élections législatives anticipées à l’automne, la rue ne décolère pas. Ecœurés par le scandale, les Islandais réclament le renouvèlement complet de la classe politique. Une crise qui pourrait profiter au Parti pirate. Selon un sondage, en cas de scrutin avant l’heure, cette jeune formation arriverait en tête avec 43 % des voix.